Électricien certifié IRVE inspectant une borne de recharge dans un garage résidentiel toulousain
Publié le 16 février 2026

Votre Tesla ou votre Renault électrique dort dans le garage, branchée sur une prise standard depuis trois semaines. Douze heures pour une recharge complète. Vous vous demandez si le câble ne chauffe pas un peu trop. Et franchement, vous avez raison de vous inquiéter.

Information importante

Ce contenu est fourni à titre informatif. Toute installation électrique doit être réalisée par un professionnel certifié IRVE. Respectez les normes NF C 15-100 en vigueur.

L’essentiel sur l’installation de borne en 30 secondes

  • Certification IRVE obligatoire au-delà de 3,7 kW (aux termes du décret IRVE n° 2017-26)
  • Budget moyen : 1 200-2 000 € pose comprise, hors mise aux normes tableau
  • Délai typique : 2 semaines du premier contact à la mise en service
  • Crédit d’impôt 2025 : 75 % des dépenses, plafonné à 500 € par borne pilotable

Recharger sur prise standard : pourquoi c’est une fausse bonne idée

L’erreur que je vois le plus souvent ? Des propriétaires qui branchent leur véhicule sur une prise 220V classique pendant des mois. « Ça fonctionne, non ? » Techniquement, oui. Mais soyons clairs : une prise domestique n’est pas conçue pour débiter 10 ampères en continu pendant 10 à 12 heures.

Sur le terrain autour de Colomiers et Blagnac, j’ai constaté des prises noircies, des câbles qui ont chauffé au point de ramollir la gaine plastique. Dans un cas à Tournefeuille, le propriétaire avait branché sa Zoé sur une rallonge de 15 mètres. Le câble était tiède au toucher. Tiède, ça veut dire que l’énergie se perd en chaleur. Et la chaleur dans un garage avec des cartons, c’est le début d’un scénario qu’on ne veut pas imaginer.

Attention : Une prise standard qui chauffe, c’est un circuit électrique en souffrance. Les assureurs refusent régulièrement d’indemniser les sinistres liés à une installation non conforme. Si votre garage brûle et que l’expert constate un câblage bricolé, vous êtes seul.

L’autre problème, c’est le temps. Une batterie de 50 kWh sur prise standard, comptez 20 à 25 heures pour une charge complète. Avec une borne 7 kW, c’est réglé en 7 heures. La nuit suffit. C’est mathématique.

Les 3 normes que votre installateur doit absolument respecter

Vérification du tableau avant raccordement de la borne



Quand un client me demande « comment savoir si mon installateur est sérieux ? », je lui réponds toujours la même chose : demandez-lui de vous montrer sa qualification IRVE. Pas un vague logo sur le site, le numéro précis. S’il hésite, passez votre chemin.

La certification IRVE (Infrastructure de Recharge pour Véhicules Électriques) n’est pas optionnelle. Pour toute installation supérieure à 3,7 kW, le décret n° 2017-26 du 12 janvier 2017 impose le recours à un professionnel qualifié. C’est la loi. Un électricien « classique » même compétent n’a pas le droit de poser votre borne s’il n’a pas passé la formation spécifique.

Les quatre organismes habilités à délivrer cette qualification sont AFNOR Certification, QUALIFELEC, OPQBI et QUALIT’ENR. Vous pouvez vérifier sur leurs annuaires en ligne. Si le nom de l’entreprise n’apparaît pas, méfiez-vous.

La norme NF C 15-100 impose un circuit dédié pour votre borne. Ça signifie un disjoncteur propre, une ligne directe depuis le tableau, et un différentiel adapté. Sur ce point, j’insiste : le différentiel doit être de type A ou F (pas le type AC classique). C’est ce qui vous protège en cas de défaut à composante continue, spécifique aux chargeurs de véhicules électriques. Pour approfondir les aspects techniques, vous pouvez consulter cette ressource sur les normes d’installation pour bornes de recharge.

7 points à vérifier avant de signer un devis



  • Mention IRVE visible avec numéro de qualification


  • Visite technique préalable incluse (pas de devis sans diagnostic)


  • Détail du matériel avec références fabricant


  • Attestation de conformité IRVE prévue à la livraison


  • Garantie main d’œuvre et durée clairement indiquées


  • Délai d’intervention précis


  • Conditions d’accès aux aides si vous êtes éligible

Du premier appel à la mise en service : ce qui se passe vraiment

Sur mes interventions dans l’agglomération toulousaine, je constate régulièrement que le tableau électrique nécessite une mise à niveau avant d’accueillir une borne. Ce n’est pas grave, mais ça représente un surcoût de 400 à 800 € qu’il vaut mieux anticiper.

Avant l’intervention : le diagnostic qui change tout

Tout commence par un diagnostic. Et non, un devis par téléphone sans voir les lieux, ça n’existe pas chez un professionnel sérieux. Je dois vérifier la distance entre votre tableau et l’emplacement prévu de la borne, l’état de votre installation existante, la section des câbles en place, et la puissance disponible sur votre compteur.

Dans ma pratique sur Toulouse, j’observe que 3 installations sur 10 nécessitent une intervention complémentaire : reprise de la terre défaillante, ajout d’un disjoncteur différentiel, ou passage de câble plus long que prévu. C’est à ce moment qu’on découvre les surprises. Mieux vaut les connaître avant de signer le devis définitif.

Le jour J : une demi-journée et c’est réglé

Installation en cours dans un garage de maison individuelle



Pour une installation standard, comptez une demi-journée. Je tire le câble depuis le tableau, je fixe la borne, je raccorde, je configure. Puis viennent les tests : vérification de la continuité de terre, mesure d’isolement, test du différentiel. Rien de spectaculaire, mais c’est ce qui garantit que votre installation ne vous causera pas de soucis pendant quinze ans.

Cas réel : installation à Blagnac avec imprévus

J’ai accompagné Stéphane, 52 ans, cadre chez Airbus, propriétaire d’une maison des années 80 à Blagnac. Il voulait une borne 7 kW dans son garage pour sa nouvelle voiture électrique. Problème : son disjoncteur 30A existant était insuffisant, et la terre devait être reprise. Le délai prévu de 10 jours s’est transformé en 17 jours à cause d’une intervention ENEDIS pour l’augmentation de puissance. Installation finalisée en deux passages. Tout fonctionne parfaitement depuis.

Après l’installation : les vérifications indispensables

À la fin du chantier, vous devez recevoir une attestation de conformité IRVE. Ce document n’est pas un luxe administratif. Il prouve que l’installation respecte les normes. Gardez-le précieusement : votre assureur peut le demander, et il est indispensable pour certaines aides.


  • Premier contact et prise de rendez-vous

  • Visite technique et diagnostic tableau

  • Devis détaillé envoyé

  • Installation et mise en service (demi-journée)

  • Remise de l’attestation de conformité IRVE

Coûts réels et aides 2025 : les chiffres que personne ne vous donne

Parlons argent. Selon une étude de coûts sur Toulouse, une borne de recharge 7 kW coûte entre 1 200 et 2 000 euros installation comprise. Cette fourchette couvre le matériel et la pose standard, sans complications.

Première recharge après installation



Mais attention au piège classique : ce prix suppose un tableau électrique aux normes et une distance raisonnable entre le tableau et la borne. Si votre maison date des années 70 ou 80, prévoyez 200 à 400 € supplémentaires pour une mise aux normes du tableau. C’est le cas sur la moitié des chantiers que je réalise dans les quartiers anciens de Toulouse.

Prise standard vs borne 7kW : le vrai coût sur 5 ans
Solution Investissement Temps recharge mensuel Risque sécurité

Prise standard
0 € 60-80 h Élevé (surchauffe)

Borne 7 kW
1 200-2 000 € 20-28 h Très faible (circuit dédié)

Côté aides, le crédit d’impôt 2025 représente 75 % du montant des dépenses, avec un plafond de 500 € par système de charge pilotable selon la fiche pratique Service-Public.fr. Condition importante : la borne doit être pilotable (capable de moduler la charge selon les signaux du réseau) et les travaux doivent être facturés et payés avant le 31 décembre 2025.

Bon à savoir : Le programme Advenir propose des primes pour les particuliers en copropriété (50 % du montant HT, plafonné à 600 € HT). En maison individuelle, vous n’êtes pas éligible à Advenir, mais le crédit d’impôt reste accessible. Pour une analyse détaillée des budgets, consultez notre page sur les tarifs d’installation de borne résidentielle.

Vos questions sur l’installation de borne à Toulouse

Puis-je installer ma borne moi-même pour économiser ?

Techniquement, vous pouvez installer une borne de moins de 3,7 kW sans qualification. Mais franchement, je déconseille. D’abord parce que 3,7 kW, c’est très lent (14 heures pour 50 kWh). Ensuite parce qu’une installation sans attestation de conformité peut poser problème avec votre assurance en cas de sinistre. L’économie apparente devient une perte sèche si votre garage prend feu.

Quelle puissance choisir entre 7 kW et 22 kW ?

Pour un particulier, le 7 kW suffit dans 90 % des cas. Votre voiture se recharge la nuit, vous avez 8 à 10 heures devant vous. Le 22 kW est pertinent si vous avez deux véhicules électriques, si vous roulez énormément (plus de 100 km par jour), ou si vous êtes en entreprise avec rotation de véhicules. Le 22 kW nécessite aussi un abonnement triphasé, ce qui augmente le coût mensuel.

Mon tableau électrique est-il compatible ?

C’est exactement ce qu’on vérifie lors du diagnostic. Un tableau aux normes actuelles avec de la place disponible, ça passe directement. Un vieux tableau avec fusibles à fil, il faudra prévoir une mise à niveau. Ce n’est pas bloquant, c’est juste un surcoût à anticiper.

Combien de temps dure l’installation ?

Une demi-journée pour l’installation elle-même. Le délai total entre votre premier appel et la mise en service tourne autour de 2 semaines en période normale. Ça peut s’allonger si ENEDIS doit intervenir pour augmenter la puissance de votre compteur.

Quelles aides sont disponibles à Toulouse en 2025 ?

Le crédit d’impôt national (500 € maximum) reste le dispositif principal jusqu’au 31 décembre 2025. Toulouse Métropole n’a pas de prime locale spécifique pour les bornes individuelles à ce jour. Si vous êtes en copropriété, la prime Advenir peut compléter le crédit d’impôt. Pour trouver un installateur certifié dans la région, consultez cette page.

La prochaine étape pour vous

Vous savez maintenant ce qu’il faut vérifier, combien ça coûte réellement, et pourquoi le « système D » n’est pas une option viable. Selon Toulouse Métropole, la ZFE reste en vigueur et les restrictions sur les véhicules Crit’Air 3 sont maintenues. S’équiper d’une borne de recharge n’est plus vraiment un choix, c’est une nécessité pratique.

Ce qu’il faut retenir avant de vous lancer



  • Exigez une visite technique avant tout devis chiffré


  • Vérifiez la certification IRVE sur l’annuaire QUALIFELEC


  • Demandez le crédit d’impôt 2025 avant qu’il disparaisse

Points de vigilance pour votre installation

  • Les coûts et délais mentionnés sont des moyennes constatées en 2025 et varient selon la configuration de votre installation
  • Les aides financières évoluent régulièrement — vérifiez votre éligibilité sur advenir.mobi avant tout engagement
  • Chaque installation nécessite un diagnostic préalable de votre tableau électrique par un professionnel

Organisme à consulter : électricien certifié IRVE mention installateur.

Rédigé par Marc Ferrault, électricien installateur certifié IRVE exerçant en entreprise indépendante depuis 2018. Basé dans l'agglomération toulousaine, il accompagne particuliers et professionnels sur l'installation de bornes de recharge pour véhicules électriques. Son approche privilégie la sécurité et la conformité aux normes NF C 15-100, avec un diagnostic systématique du tableau électrique avant tout chantier.